Connaissez-vous la notion de Digital Nomad ?

Les nouveaux métiers du digital permettent à certains de voir leur vie plus libre. Nécessitant un ordinateur et une connexion internet pour travailler, le Digital Nomadisme débarque dans notre quotidien et touche de plus en plus de personnes en quête de liberté.

C’est pour cela qu’il m’a parut évident d’Interviewer Lise Slimane (alias @LaMinuteFreelance sur Instagram), Digital Nomad à « plein temps » mais surtout entrepreneuse au quotidien.

QUI EST LISE SLIMANE, DIGITAL NOMAD :

« Hello ! Je m’appelle Lise Slimane. J’ai 32 ans, je suis originaire de Lille mais j’ai beaucoup bourlingué depuis mes 17 ans. J’ai vécu aux Etats-Unis, dans la Caraïbe (Jamaïque, Martinique), en Amérique latine et en Asie.

Aujourd’hui, j’ai posé mes valises au Costa Rica mais je reviens régulièrement en France, où je suis encore résidente fiscale et où est domiciliée mon entreprise.

Dans la vie, je suis formatrice en création d’entreprise. J’ai créé La Minute Freelance pour aider les indépendants à réussir leurs lancements et à trouver suffisamment de clients pour pouvoir vivre de leurs activités. »

Lise Slimane

SON RAPPORT À LA NOTION DE DIGITAL NOMADISME :

Quelle est pour toi, la définition parfaite du digital nomadisme ?

« Le nomadisme digital consiste à travailler sur internet tout en voyageant, en France ou à l’étranger. Le rythme peut être très varié, certains professionnels aiment changer régulièrement de villes. De mon côté, j’ai toujours aimé prendre mon temps, car il est difficile de pouvoir profiter d’un lieu de façon rapide, surtout lorsqu’on travaille à temps complet en même temps. »

Pourquoi as-tu décidé de devenir Digital Nomad ?

« J’ai toujours aimé voyager. Je n’avais pas envie de me limiter à 5 semaines de congés payés. Le nomadisme digital me permet de vivre des aventures au quotidien, en vivant dans un lieu dépaysant, en me plongeant dans une culture différente de la mienne et en faisant des rencontres enrichissantes. »

Quels sont les pays où tu as décidé de t’installer pour travailler ?

« J’en ai exploré beaucoup, mais les villes et pays que j’ai préféré sont Londres, Amsterdam, Barcelone, Istanbul, Cabarete (en République Dominicaine), Singapour, Koh Phangan (en Thaïlande), Canggu (à Bali, en Indonésie) et Santa Teresa (mon gros coup de coeur au Costa Rica, où j’ai décidé de m’installer pour au moins une année). J’ai également essayé de travailler Puerto Escondido (Mexique), Kuala Lumpur (Malaisie) et Popoyo (Nicaragua) mais j’ai moins aimé ces destinations, à cause des coupures d’internet et/ou de la difficulté de nouer des liens avec d’autres nomades ou locaux sur place. »

Comment organises-tu tes voyages ?

« Je me renseigne d’abord sur internet (blogs, forum, groupes facebook ou le site nomadlist). Au fil des années, j’ai rencontré d’autres nomades qui m’inspirent aussi de nouvelles destinations et qui répondent à mes questions. Une fois que je choisis une ville, j’essaye de trouver un appartement pour quelques semaines avant d’y arriver. J’ai aussi utilisé des méthodes alternatives comme la garde d’animaux de compagnies contre logement, ce qui m’a permis de ne payer aucun loyer pendant 6 mois, dans des villes plutôt chères. J’ai également opté pour des coliving (formule coworking et logement) plusieurs mois, en passant par Selina (une fameuse chaine d’auberges de jeunesse). « 
Lise Slimane Digital Nomad

LE BUSINESS EN TANT QUE DIGITAL NOMAD

Quels sont les avantages à être nomad au niveau professionnel ?

« Pour moi, le principal avantage est d’avoir une vie épanouie à côté du travail et de pouvoir faire de vraies coupures, ce qui fait du bien au moral ! Cela me donne encore plus de motivation pour mes projets professionnels. Je choisis des lieux avec 3 critères : l’océan (pour surfer), un climat tropical (je déteste le froid) et une communauté enrichissante (locale ou d’entrepreneurs nomades). Ce dynamisme nourrit mes idées et fait de moi une meilleure entrepreneure et formatrice. « 

Quelles sont les problématiques auxquelles tu as dû être confrontée pour lancer ton business lors de tes « déplacements »?

« Le décalage horaire rend les échanges compliqués. Le  fait de ne pas avoir de téléphone aussi, mais heureusement qu’il existe des solutions alternatives comme de s’équiper de lignes téléphoniques qui redirigent vers son numéro étranger ou la visioconférence. Parfois, les infrastructures de certaines villes rendent les connexions à internet compliquées, peu stables … Ceci dit, j’avais le même problème en France avec une connexion internet qui était très défaillante ! »

Qu’est-ce qui fait la particularité de ton business ? Comment te démarques-tu des autres ?

« Je me démarques grâce à ma marque personnelle et ma pédagogie. Il y a beaucoup de très bons formateurs, mais les clients choisissent ceux avec qui ça « match » ! C’est pour cela que je communique beaucoup : mes contenus permettent à mon audience de savoir s’ils adhèrent à ma personnalité ou non. Et c’est génial, puisque j’attire des clients avec qui le feeling passe toujours bien. « 

Renonces-tu parfois à certains déplacements pour le bon développement de ton business ?

« Oui, tout le temps. Si j’étais à Paris, je pourrais rencontrer des partenaires, aller à des salons professionnels, organiser des événements, me rendre plus facilement dans des administrations pour régler des difficultés qui prennent des heures à distance … mais c’est le choix que je fais. Je préfère me développer moins vite, mais être plus heureuse dans mon quotidien. La croissance de mon business n’est pas le principal indicateur de performance dans mon activité. Je me concentre sur mon bonheur et sur la satisfaction de mes clients. » 
Digital-Nomad

Est-ce que le fait d’être Digital Nomad à permis un meilleur développement de ton entreprise, ou au contraire une stagnation ?

« Ni l’un, ni l’autre. Je me développe à un rythme qui me convient. Par contre, je suis épanouie et cela me permet d’être plus productive, plus inspirée et de mieux résister aux éventuels défis que je rencontre en tant qu’entrepreneur. « 

A quoi ressemble une journée « type »?

« Je me lève à 5h, un peu avant le soleil. Je médite, j’écris dans mon journal, je me fais un café … et je file à la plage pour le lever de soleil. Lorsque j’ai un peu de temps avant mes premiers appels avec mes clients, je prends ma planche et je vais surfer. Je vois des amis ou visages familiers dans l’eau, ça fait un bien fou ! J’enchaine avec mon travail, soit chez moi (pour être au calme), soit dans un café ou un espace de co-working. Mon bureau change tous les jours. En fin de journée, j’essaie de retourner surfer, d’assister au coucher de soleil ou de faire un cours de yoga ou de ginastica natural (une technique de renforcement musculaire et de mobilité, très prisée des surfeurs). Je dîne souvent avec des amis, ou devant mon ordinateur si j’ai encore du travail. Je me couche tôt, puisqu’il fait nuit à 18h ici de toute façon. « 

POUR CONCLURE :

Si tu devais tout recommencer au niveau professionnel, est-ce que tu referais la même chose ou est-ce que tu ferais les choses autrement ?

« Je ne changerais rien. J’ai beaucoup appris de mes échecs, et j’ai aimé tous les projets que j’ai lancé. Peut-être que je me ferai accompagner encore plus tôt, juste pour me sentir soutenue davantage. « 

Comment te vois-tu dans 5 ans ?

« Exactement la même vie ! »

Qu’est-ce qui fait la particularité de ton business ? Comment te démarques-tu des autres ?

« Je me démarques grâce à ma marque personnelle et ma pédagogie. Il y a beaucoup de très bons formateurs, mais les clients choisissent ceux avec qui ça « match » ! C’est pour cela que je communique beaucoup : mes contenus permettent à mon audience de savoir s’ils adhèrent à ma personnalité ou non. Et c’est génial, puisque j’attire des clients avec qui le feeling passe toujours bien. « 

Quels seraient les conseils que tu donnerais à une personne qui souhaite à son tour devenir Digital Nomad ?

Lise-Slimane-Digital-Nomad
« D’essayer de travailler en voyageant sur une courte durée, pour savoir si c’est plaisant. Certaines personnes préfèrent séparer les vacances du travail. Faire les deux en même temps peut être frustrant. On est pas à la plage tout le temps, il faut savoir se discipliner pour être productif malgré toutes les distractions. Faire un essai permet de se tester et de savoir si c’est fait pour soi ou pas.«

Quelque chose à rajouter ?

« Le nomadisme digital n’est pas fait pour tout le monde. Derrière l’image glamour des réseaux sociaux, il y a aussi une réalité : c’est difficile de concilier travail et voyage. Il faut être à l’aise loin de ses proches, dans l’inconfort et surtout avoir des facilités à se faire des amis. C’est un challenge au quotidien, mais aussi une excellente façon de s’améliorer et de devenir la meilleure version de soi. J’ai aussi de mauvaises journées en tant que nomade digitale, mais malgré tout ça en vaut la peine ! »

A quoi ressemble une journée « type »?

« Je me lève à 5h, un peu avant le soleil. Je médite, j’écris dans mon journal, je me fais un café … et je file à la plage pour le lever de soleil. Lorsque j’ai un peu de temps avant mes premiers appels avec mes clients, je prends ma planche et je vais surfer. Je vois des amis ou visages familiers dans l’eau, ça fait un bien fou ! J’enchaine avec mon travail, soit chez moi (pour être au calme), soit dans un café ou un espace de co-working. Mon bureau change tous les jours. En fin de journée, j’essaie de retourner surfer, d’assister au coucher de soleil ou de faire un cours de yoga ou de ginastica natural (une technique de renforcement musculaire et de mobilité, très prisée des surfeurs). Je dîne souvent avec des amis, ou devant mon ordinateur si j’ai encore du travail. Je me couche tôt, puisqu’il fait nuit à 18h ici de toute façon. « 

Une anecdote à raconter ?

« J’ai cohabité, malgré mois, avec une famille de putois pendant une bonne semaine. Je suis actuellement au Costa Rica, près de la jungle. Et choisir ce mode de vie requiert aussi d’accepter la faune locale, qui n’a pas bien peur des humains. Je suis restée dans un hôtel et la porte de ma chambre avait un léger jour en dessous. Il n’en fallait pas plus pour que des putois décident de venir s’installer. Ce sont des animaux nocturnes, et j’étais terrorisée à l’idée de les entendre entrer et se promener dans mon espace. Lorsqu’ils venaient, je devais faire du bruit pour les faire fuir, sans les effrayer pour éviter qu’ils n’arrosent mes affaires … J’ai essayé de bloquer la porte tant bien que mal, mais ils étaient rusés. Finalement, l’hôtel a mieux isolé la chambre et ils n’ont pas pu entrer. Vivre sous les tropiques, c’est aussi accepter de tomber nez à nez avec de grosses araignées, de combattre la moisissure qui s’installe en quelques jours dans un lieu peu aéré, d’avoir un problème d’ordinateur à cause de la corrosion (j’en ai perdu 2 ainsi …). »

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